Bing Crosby2018-02-15T17:54:51+00:00

Nom de naissance : Harry Lillis Crosby

Naissance : 3 Mai 1903

Chanteur, acteur

Biographie

Bing Crosby est le papa de tous les Crooners. Il est le premier à avoir compris la révolution technologique du micro et le fabuleux impact de la radio en matière de musique. Dans les années 30-40 il sera le chanteur de radio par excellence. Sa manière de susurrer tout près du microphone, tandis que l’orchestre à cordes jouait derrière sur un tempo feutré, vont toucher le cœur de toutes les américaines qui avaient l’impression qu’il était à côté d’eux, dans leur salle à manger, ou dans leur lit et non pas en direct depuis un concert quelconque.

Le génie du Crooner de radio c’est de donner l’impression à chaque auditrice qu’à elle seule la chanson est destinée !

Bing Crosby, ex étudiant en droit, est le chanteur « BCBG » de l’Amérique : élégant sans tapage, chapeauté comme un gentleman-farmer, tranquille comme un fumeur de pipe. Il est le chanteur béni des dieux par excellence : sa vie se déroulera comme un beau film en technicolor tranquille, allant de succès en réussites !

Harry Lillis Crosby, né le 3 mai 1903, est le quatrième fils d’un libraire de Tacoma (état de Washington). On dit que le petit Harry sera rapidement surnommé « Bing » en hommage à ses prouesses de jeune cow-boy en herbe. Devant la boutique familiale, à 5 ans, il harangue les passants avec un pistolet en bois : « Bing, Bing ! » ! On raconte également qu’après avoir chanté à la « high school » et à l’université dans un jazz-band, ce jeune étudiant en droit se trouvera le prénom de « Bing » dans une Bande dessinée, un comics trip intitulé « The Bingville Bubble ». On dit aussi que le jeune Bing Crosby était réputé pour sa turbulence et un goût prononcé pour l’alcool. Les choses semblent se calmer quant il entre, dans les années 20, à la faculté de droit pour finalement repartir à l’aventure avec un pianiste nommé Al Rinker qui le fera engager, quelques mois plus tard, dans l’orchestre de danse de Paul Whiteman.

« C’est drôle maman, vous allez rire, mon nom est éminemment cité dans la presse et sur les ondes, de sorte qu’il en rejaillit une publicité considérable et sans prix sur ma personne »
(Bing Crosby, 1929, écrivant à sa mère alors qu’il chante dans l’orchestre de Paul Whiteman).

Dans le très chic et très blanc, orchestre de Paul Whiteman, il s’épanouira « en attraction » avec un trio vocal se faisant nommer les « Rythm boys ». Après ces débuts confortables, Bing Crosby et sa voix de velours seront engagés par la Paramount en 1932 pour faire du cinéma et chanter dans des films essentiellement musicaux tels que « La route semée d’étoiles ». Il profitera de cette nouvelle expérience pour épouser l’actrice Dixle Lee, l’étoile montante des studios de la Fox. Dans les années 40, avec Bob Hope et Dorothy Lamour, il associe comédie et musique dans une célèbre série « Road to… » sans oublier, évidemment, de pousser la romance çà et là ! Ces films comiques et chantants, même s’ils ne sont pas d’une qualité bouleversante, vont influencer des légions d’apprentis Crooners (de F Sinatra à Perry Como) qui iront les voir plusieurs fois pour admirer leur idole et tenter de lui prendre ses trucs et ses mimiques…

Dans les années 50, Bing Crosby réunira dans ses shows à la radio et à la télévision toute une série d’artistes qu’il aimait bien : de Judy Garland à Al Johnson, sans oublier Sinatra, l’un de ses plus fervents admirateurs…

« Bing Crosby est à l’origine de ma carrière, l’idole de ma jeunesse, et l’ami très cher de mes années d’homme mûr »
(F Sinatra)

« Mais pourquoi donc a-t-il fallu que Frank Sinatra chante à la même époque que moi ! »
(B Crosby )

Sinatra et Bing Crosby se fréquenteront régulièrement à travers leurs shows respectifs. Bing acceptera même, en 1964, de tourner avec le « Rat Pack » (Sammy Davis, Dean Martin et Sinatra) un film intitulé « Robin and the Seven hoods » dans lequel il tient un rôle quasi-insignifiant !

Bing Crosby était un personnage plutôt secret et, comble du luxe, réputé pour ses absences :

« Everett, s’il te plait, veux-tu bien annuler tous mes contrats, j’ai donné tout ce que j’avais ce soir et je ne me sens pas très bien » signé : « Bing » (petit mot à son frère Everett qui était aussi son manager).

Un amoureux du jazz…

Du fabuleux trompettiste « Bix Beiderbecke » à Bob Crosby, son frère, qui était l’un des grands chefs d’orchestre des années trente, Bing Crosby « baignera » toute sa vie dans le jazz « blanc » essentiellement.

Le premier chanteur à être traité par la presse de « Crooner » !

Dans un film de 1933, intitulé « College Humor », Bing Crosby chante « Learn to Croon », chanson tirée d’un spectacle de Broadway. Le disque issu du film sortira la même année et va contribuer à populariser le terme de « Crooner » en l’associant définitivement à Bing Crosby. Le style de Bing, suave et décontracté, va donc devenir le style Crooné.

Le film Crooner par excellence avec Bing Crosby :
• « High Society » de Charles Walters (1955) avec Frank Sinatra, Grace Kelly, Bing Crosby, Louis Armstrong.
Soirée chic, Sinatra chanteur, Grace Kelly allumeuse, Armstrong ambianceur et Bing Crosby prof de swing ! Avec Louis, en duo, il interprète « Now you has jazz », une véritable leçon de swing et de croonerie, dispensée par les professeurs Bing et Louis !

Même s’il se défendait d’être acteur, Bing Crosby obtiendra un oscar pour son rôle dramatique dans le film « La route semée d’étoiles » de Léo Mac Carey (1944) dans lequel il interprète le rôle d’un abbé.

Au-delà de cette expression lapidaire, « To Croon », il faut préciser que la façon de chanter de Bing Crosby est du grand art : son phrasé subtil, sa mise en place feront dire à la presse de l’époque qu’il était « Un baryton du bel canto dont le talent était de dissimuler le talent ! »

C’est lui qui donnera à tous les Crooners du monde entier le goût de l’excellence : faire du grand art, de manière humoristique et nonchalante, sans qu’on aperçoive le travail et les coutures ! Voilà toute la difficulté d’un grand Crooner : ne rien montrer, comme si tout était d’une simplicité évidente.

Père tranquille et fidèle, Bing Crosby c’est le Charles Aznavour de l’Amérique. Multimillionnaire en disques et en dollars, ce parfait Gentleman sera l’homme rassurant pour l’Amérique, des années trente aux années 60. Père de sept enfants, son sens des affaires lui fera diriger son avenir, à toutes les étapes de sa carrière. Très vite il produira lui-même ses émissions de radio, disques, films. Les « Bing Crosby entreprises » basées à Los Angeles, distribuaient aussi bien des programmes que des jouets en peluche ! De la recherche pétrolière aux chevaux de courses, Bing Crosby était un homme d’affaires avisé qui avait bien compris la phrase de Malraux : « le cinéma est un art, par ailleurs c’est aussi une industrie » !

Dixie Lee, sa première épouse jusqu’en 1952 (date de son décès), aimait à dire :

« Mon mari est un golfeur qui, accessoirement, exerce le métier de chanteur ! »

C’est donc sur un terrain de golf de Madrid que Bing Crosby, décèdera en 1977, d’un seul coup d’un seul, après avoir magnifiquement joué !

Anecdote :

C’est Roy Brown, un chanteur noir qu’idolâtrait Bing Crosby qui lancera le « rock » en 1947 avec une chanson intitulée « Good rockin’ tonight » !

Le CD à écouter : « Bing Crosby & Louis Armstrong » Capitol

Discographie

1941 : Only Forever
1943 : White Christmas
1943 : Sunday, Monday or Always
1944 : I Love You
1944 : I’ll Be Seeing You
1944 : Swinging on a Star
1944 : Don’t Fence Me In
1945 : It’s Been a Long, Long Time
1945 : I Can’t Begin to Tell You

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